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Histoire de jardin

Pépin. Crachin. Mes oignons arrachés par le lapin. J'ai encore faim. Est-ce que j'ai couvert le gratin ? L'amertume du citron dans le pudding me brûle l'estomac. Y aura-t-il des crocus dans mon jardin ? j'ai encore faim …. et si j'avais mis du potimarron à la place des pommes de terre et du kumquat pour changer du citron… Mon ventre brûle. J’ai faim. J'ouvre la porte du frigo. Il y a ce vieux brocoli qui a perdu ses pistils. Il gît, tronc décharné sur un lit d'épines ; j’ai l'eau à la bouche et l'œil pétillant à la vue des cerises juteuses qui se pressent, copines. J'ai mon estomac qui remue. Elles donnent bien envie ces cerises et mon estomac tourne dans mon ventre. Il se met en boule. Les cerises se mettent à rouler dans leur bol aussi, elles se prennent par la main et dansent sous les projecteurs du frigo. Mon ventre à force de rouler sur lui-même, crée un nœud avec mes intestins. J'ai la langue qui s'étire, ça me fait cligner des ...

L'idée du sac

L’idée du sac était juste géniale. J’ai vu de suite qu’il lui plaisait énormément. J’adore la gâter ; ce n’était pas donné mais ça valait le coup. La prochaine fois, je lui prendrai le portefeuille, mais peut-être dans une autre couleur. Je passerai au magasin demain voir ce qu’ils ont... Mais pourquoi la porte de l’appart’ est-elle entrouverte ? Oh, je n’aime pas ça ! Du calme ! Ils ne peuvent pas savoir que j’habite ici... Je vais le rendre cet argent, j’ai toujours payé mes crédits. Le mieux est peut-être de ne pas entrer, d’aller chercher de l’aide... Pourquoi je ne suis plus chez moi mais dans le grand hôtel de Shining ? AAAhhh non, non ! les gamines dans le couloir ! La dame dans la baignoire et « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »... Je ne PEUX juste pas rester là !!

Une maison sans crayon (sur l'air de J'ai la mémoire qui flanche)

Une maison sans crayon C’est un soir sans gratin Entre donc par le jardin Tu verras les prunelles Et sans trompette et sans crécelle Y’aura pas de pépin Soyons ensemble dans le partage C’est encore le plus sage L’idée du sac était belle J’adore la gâter C’était pas donné, même cher Mais ça valait le coup La prochaine fois je lui prendrai P’têtre bien le portefeuille Je passerai au magasin Voir ce qu’ils ont de beau

Prunelles et Gazelles (sur l'air de Richard Cocciante)

L'éternel prunelle et sa gazelle Mangent un gratin dans leur jardin Elles sont si jolies et si belles  Je crois qu'on les appelle Je suis triste. Il m'a larguée Je suis seule et mon esprit s’envole Je voudrais jamais oublier Les paroles dures et cruelles    Et soudain une lueur m'apaise Voilà. Je suis loin. Je m’envole.  Au-dessus de l'océan de douceur Et de couleurs tendres  Un bruit qui claque, c'est une porte.  Je m'élance et la réalité est là avec son cortège de douleur et de peine  adieu mon jolie mon joli rêve  adieu mon joli rêve 

J'ai faim de toi (sur l'air du coup de soleil)

J'ai faim de toi  J'ai découvert dans ta prunelle  Ma belle donzelle ma belle gazelle L'envie  secrète de l'Éternel  qui m'a sonné telle une crécelle  ou bien tonné tel l'orage qui vient gronder mon cœur pas sage J'ai tant cherché tant attendu Et me voilà en bas de ta rue    J'ai faim de toi Tu te dérobe J'ouvre ta porte  Mes yeux papillonnent    J'ai pourtant pris dans mon whisky  une petite goutte même rikiki d'un élixir aux rêves coquins  qui m'a finalement donné faim  Déboussolé, c'est pas malin.  J'étais perdu dans ce gratin  aux doux effluves de ton jardin.  Je n'ai perçu que les pépins    J'ai faim de toi Tu te dérobe J'ouvre ta porte Mes yeux papillonnent    Pourtant versé dans le partage.  Je t'ai senti même sans ancrage  m'avoir quitté si incertain  au moment même de mon regain.  J'ai p...

C'est pas juste

A Babylon, c'est la panique. La terre craque, la Maison bouge, les murs tremblent, les lampes claquent, les meubles tombent, où se réfugier ? zig zigzague entre les armoires et la bibliothèque. Sortir ! La maison s'écroule juste derrière zig qui se retrouve nez à nez avec son voisin d'en face dont la maison est encore sur pied. Ça c'est pas juste. Ta  maison est encore debout. Le sol craque. Vite courrons plutôt que de penser à nos maisons ! Vite, vite, partir. Zig court derrière ses voisins puis est rattrapé par les autres dont les maisons ne se sont pas écroulées. C'est p as juste, rumine Zig. Ils se précipitent tous vers le magasin de tapis volants et se les arrachent les uns les autres. Zig attrape un tapis aux couleurs pastel et regarde celui son voisin qui est rouge rutilant. Oh non, le tien est tellement plus beau! Mais monte donc sur ton tapis plutôt que de le comparer au mien! Et tous les villageois grimpent sur leurs tapis qui s'envolent juste à temps...

Une ribambelle d'or

U ne ribambelle d'or s'accroche à ta chevelure qui dans le vent d'antan flotte impuissant. Une ribambelle d'or comme autant de paillettes sur mon cœur endormi à attendre ta venue. Une ribambelle d'or m'enlace et m'interpelle.  Milliers de lacets sur ma vie, sans attraits.